jeudi 19 avril 2012

Trail de la Sainte Baume : boucle cugeoise

Ce 21km avec 1200mD+ est magnifique. Nous sommes partis du petit village de Cuge les pins à 9 h 00 du matin, 1 heure après le départ du Trail de la Sainte Baume (42km ), sous le soleil. Après 1 km de bitume, l'ascension commence jusqu'à la petit chapelle blanche.

Nous avons très vite chaud, il faut que je retire une couche de vêtement puis je repars sur un sentier agréable. Des bénévoles sont régulièrement sur le parcours et nous encouragent. La montée devient de plus en plus difficile, mais j'arrive à garder un rythme soutenu. Le premier ravitaillement arrive à 10km : un bénévole m'aide à remplir mon Camel bag pendant que je mange quelques Tuc pour avoir du salé. Je retire encore une couche de vêtement : il faut dire qu'au départ il ne faisait que 4°C. Puis je repars pour une ascension de plus en plus raide, pour arriver après un peu d'escalade sur des rochers très rêches en haut de la sainte baume.
 Les  premiers du 42 km nous doublent. Je peux enfin dérouler les jambes sur cette crête où d'un coté nous apercevons Marseille et la Méditerranée et de l'autre coté la montagne Sainte Victoire avec au loin les Alpes.  Un bénévole est là pour nous signaler : " attention dans 100m, c'est la bifurcation entre le 21 et le 42, faîtes le bon choix". Je suis contente, je vais pouvoir continuer à courir dans la descente. Et non la descente est très raide et très technique, je n'arrête pas de me tordre la cheville droite : c'est caillasse sur caillasse.
 Arrivée au second ravitaillement, un bénévole me conseille d'en garder sous le pied, car il y a un petit coup de cul "permettez moi l'expression" très traître, à 2 km de l'arrivée. J'entame une belle descente sur un sentier plus avantageux et j'entends derrière moi un coureur dire : Oh ! les "sadiques". Je relève la tête et aperçois une montée impensable: c'est le fameux coup de cul, que je monterais pratiquement à 4 pattes et à l'allure escargot. Aller un dernier effort et c'est la descente vers le village et le passage à l'arrivée. je suis interviewée par le speaker puis je vais me mettre à l'ombre car il fait chaud, très satisfaite de mon temps pour le premier trail de la saison : 4h10.

vendredi 11 novembre 2011

Grand raid des Pyrénées (Août 2011) : 160km, 10 000m D+

Au briefing nous apprenons que pour des raisons météorologiques le départ sera retardé de 2 heures, et que la pluie sera de nouveau au rendez-vous. Guillaume et Julia prennent les choses du bon côté : "nous allons pouvoir dormir deux heures de plus !".
Il est vrai que ces 2 heures supplémentaires m'ont permis de partir reposé et moins stressé. De toute façon le but, cette fois, est de finir, sans se stresser par des temps de passage, comme au TOE où je ne voulais surtout pas finir dans la deuxième nuit mais de jour ; ce qui m'a valu un abandon au 133ième km à la Chapelle en Valgaudemar.
Comme prévu, la pluie nous a rattrapés au bout de 2h30-3h de course. Julien me passe dans la descente après le col de Bastan (2507m). j'ai commencé à mettre les gants avec les manchons. Au ravitaillement d'Artigues, j'ai décidé d'enfiler le coupe-vent, qui fut une très bonne idée, la pluie redoublant d'effort à la sortie de ce ravitaillement. Au col de Sencours (2378m), l'apparition du soleil nous fait augurer une accalmie. Mais dans la courte descente du col un banc de brouillard vient cacher le lac d'Oncet. Comme prévu par l'organisation au départ, nous ne monterons pas au Pic du midi de Bigorre à cause de la météo(6 à 7km en moins).

Lac d' Oncet
La montée au col de la Bonida se fera sous un vent violent accompagné de grêle. Nous aurons une accalmie et une vrai cette fois en faisant le tour du lac bleu.
Lac Bleu
Vers la fin de la montée au col de Bareilles (2238m) au 47ième km, mon ami Laurent me rejoint, m'accompagnera et m'encouragera pour arriver au bout de cette aventure.
Arrivé à Hautacam, le soleil semble prêt à nous éclairer jusqu'à la tombée de la nuit. J'ôte mon coupe-vent qui est trempé et repart avec Laurent jusqu'à la première base de vie située à Villelongue (504m) au 65ième km. Nous mangeons des pâtes (peu judicieux), changeons de tee-shirt et malgré le bruit je décide de fermer les yeux pendant 15 minutes pour anticiper la nuit. La longue montée au Turon de Bene (1549m) se fera en marchant. Il fait maintenant nuit et le froid tombe, il faut enfiler la polaire. Mais malheureusement avec toute cette pluie du début de parcours elle est trempée(j'ai surtout oublié de la mettre dans un sac plastique). J'enfile donc à défaut le coupe-vent sec pris à la base de vie. Nous repartons à la frontale et dans le brouillard jusqu'au col de Contente (2131m). Dans la descente Laurent ayant trop froid part devant. Je double un petit groupe auquel je donne le rythme, avant de me mettre à marcher dans cette descente interminable en direction de  Cauterets (925m) où Laurent m'attend. Nous repartons à 4 vers le col de Riou (1945m), dont la montée fut difficile pour Laurent et moi, le sommeil nous gagnant. Une micro sieste au ravitaillement de Luz Ardiden, nous permet de repartir un peu plus frais vers la seconde base de vie, et de mieux nous concentrer sur cette descente herbeuse et glissante. Nous repartirons de Esquieze Sère au petit matin après une seconde micro sieste, à bonne allure jusqu'au parking de Tournaboup. La montée de 8km sous le soleil au col de Bareges se fera à un rythme soutenu. Mais la descente vers le lac de l'Oule sera plus délicate et longue. Peu avant le ravitaillement de Merlans, nous avons eu le plaisir de nous faire doubler par Dawa, vainqueur du 80km.
Lac de l'Oule
A ce stade, il nous reste une petite montée et une longue descente où il serait bon de courir pour finir en moins de 33 heures. Laurent m'attend et m' encourage à courir sur les descentes de ski et sur le dernier kilomètre de route avec vent de face, pour finir ensemble heureux en 32h42.

dimanche 6 novembre 2011

Ultra Draille du Pic St Loup (21 mai 2011)

Pic Saint Loup


Dolmen de la Draille

L'esprit de cette course dans les Cévennes est de faire découvrir la région tout en respectant l'environnement. De ce point de vu, les paysages sont magnifiques, mais les pierres de calcaire de toute forme, pierres saillantes, pierres roulantes, dales et la chaleur ont fait de cet Ultra, l'un des plus durs et éprouvants auxquels j'ai participé.
J'ai apprécié le passage à St Guilhem le désert, dans le sens inverse du parcours de la course "la Sauta Roc".
Ensuite il a fallu gérer la fatigue et les problèmes liés à la chaleur et au manque d'eau gazeuse. Nous avons traversé de très beaux villages dont Pégairolles de Buèges. Les montées au "Peyre Martine" et au "Roc Blanc" effectuées sous la chaleur furent très éprouvantes. Je remercie Myriam pour ses encouragements à St Etienne d'Issensac au 80ième km. Après le ravitaillement du 99ième km, je retrouve un regain de forme. Mais à partir du dernier ravitaillement se trouvant à Cazevielle, la dernière montée vers le Pic St Loup et sa descente m'ont paru longues (8km au lieu de 6)

J'étais très heureux d'en finir au petit matin, un peu avant 2h, en 7ième position, avec un petit comité d'accueil.
Alex

dimanche 16 octobre 2011

Trail Oukaïmeden (UTAT) :une extraordinaire et fabuleuse découverte de l'Atlas Marocain

 A l'aéroport de Roissy Charles de Gaules, Alex et moi tombons nez à nez avec Sylvain Bazin qui, la veille a raté son avion. Nous faisons la connaissance d'Alexandra, de Lucas (1er au TOE) et de Lucile la podologue.
Arrivés à l'aéroport de Marrakech, après 3h30 d'avion, l'organisation nous accueille. Après quelques heures d'attente, nous prenons enfin la navette qui nous amène à la station de ski Oukaïmeden. Comme il fait déjà nuit, nous ne voyons rien du paysage. Après un repas au CAF où nous avons rencontré d'autres connaissances Christophe Le Saux et Charlie, nous regagnons nos tentes individuelles dans la nuit et le froid.
Le lendemain, je me réveille à 6h (décalage de -2h avec la France), et je découvre enfin le paysage au lever du soleil. Une photo s'impose.


Après le petit déjeuner au CAF et une bonne douche bien chaude, nous décidons de faire une petite randonnée avec Christophe, Fanny, Lucas, que nous laisserons rapidement, le niveau étant trop élevé pour moi : je préfère garder de l'énergie pour le lendemain.

L'après midi nous passons au contrôle très minutieux des sacs, et récupérons notre dossard : nous aurons Alex et moi le même numéro 56, respectivement l'un pour le 105km, l'autre pour le 42km.
Puis c'est le repos, et une petite ballade de reconnaissance du départ, au coucher du soleil.














Il est 4h du matin, les zip des tentes résonnent, il est temps pour tous de se lever et de se préparer pour le départ, qui est très frileux.
Après un départ de la station à 2620 d'altitude sur un faux plat montant, rapide pour les premiers et plutôt tranquille et un peu essoufflée pour moi, c'est la première montée en lacet. Les jambes sont trop gelées et je n'arrive pas à accélérer. Cette sensation de jambes dures et lourdes m'inquiète et m'angoisse: dois je continuer ou abandonner ?

De l'autre côté de la montagne, le soleil s'est levé et me réchauffe. Petit à petit, je retrouve l'énergie des jambes et commence à courir sur un faux plat montant longeant une crête avec vu sur la vallée menant à Marrakech, et qui m'amène au premier point de contrôle au col de Tizi Agouns à 3066.



J'aperçois  la descente en lacet et le fond de la vallée verdoyante.
Je passe une série de petits villages où les marocains me saluent et m'encouragent : allez la gazelle !
La descente est dure et épuisante car il faut rester concentrée pour ne pas se tordre une cheville dans cette caillasse blanche (je subirais 2 chutes).Le passage dans ces petites villages nous permet de découvrir la vie des habitants: certains récoltent les noix, des femmes et des enfants portent de gros sacs de noix, d'autres utilisent des ânes.













Ce fond de vallée d'un vert écossais, lié à la présence d'une rivière et de cultures en étage contraste fortement avec les hauteurs très minérales.

Labassene
J'arrive au premier ravitaillement à Timichi au bout de 20km à 1930m d'altitude. Je suis très bien accueillie par l'organisation, je remplis le camel bag d'eau et mange quelques figues et dates.




Puis je repars tranquillement, sachant que la montée de 10km vers le col du Tizi n'Tacheddit (3200m) sera longue et dure. La montée débute par une série de lacets raides, puis on passe un épaulement. La chaleur se fait sentir. Sur le long chemin en pierre je rencontre un couple de villageois avec leur enfant de 4-5ans. Puis j'arrive au village de Labassène.

 Là, je dis bonjour à une villageoise occupée à laver son linge, et lui demande si je peux mouiller ma casquette. Ce qu'elle m'accordera avec un grand sourire. Puis je continue tranquillement mon ascension. Je rattrape Mimoun qui s'inquiète de son manque d'eau : il a laissé une bouteille d'eau à un enfant du village: quelle idée !


A 150 m du col, je suis rejointe par Michèle et Brigitte, que j'avais préalablement dépassées dans la première descente. Elles ne comprennent pas comment je peux faire sans bâtons. Au col de Tizi n'Tacheddirt (3200m d'altitude) nous retrouvons Laurent et Philippe qui ont des difficultés avec l'altitude. Je laisse tout ce beau petit monde avec le médecin et entame la seconde descente qui m'amène au village de Tacheddirt où une petite fille courra quelques mètres avec moi . Là, au second ravitaillement,  je me contente de sucer des cacahuètes juste pour le sel et pour éviter des problèmes de digestion, bois un peu de coca-cola, remplis de nouveau le camel bag. Après 10 minutes de pose, je repars doucement, sachant que cette dernière montée très raide d'après l'organisation peut être traître. En effet après un faux plat montant, les lacets se resserrent fortement, les pierres et rochers sont de plus en plus présents. Il me faut utiliser les mains et faire régulièrement des poses. Je suis rattrapée par les 4 coureurs Laurent, Philippe, Michèle et Brigitte, qui m'encouragent et que je ne retrouverais qu'à l'arrivée.

 Enfin je passe le col de Tizi n'Addi et entame la dernière descente vers le fond de la vallée qui m'anène à l'arrivée à Oukaimeden. Au total 11h35 de course.






Ce fut un très beau trail, éprouvant  par son altitude élevée (de 2600à 3200) et par sa technicité, riche en émotion, avec une découverte de paysages très contrastés et d'un peuple très chaleureux.
L'organisation est très bien faite, le seul bémol est le manque de communication entre les PC, le téléphone ne passant pas toujours, il faudrait des talkie walkie, pour plus de sécurité.
Je tiens à remercier les bénévoles, les podologues et Michèle la tenancière du CAF, qui nous a très bien accueillis et qui était très à notre écoute.
Martine


mercredi 22 juin 2011

Les Salles Trail en Haut-Forez : 19 Juin 2011

Un trail à échelle humaine avec le véritable esprit trail des débuts.


Arrivée le Samedi, le petit village " Les Salles" est très tranquille. Nous retirons les dossards à la petite salle des fêtes et profitons du temps libre pour repérer le départ. Le temps, parlons en ! il est mitigé: pluies, éclaircies et un de ces vents. Pas très prometteur pour le lendemain. Nous allons également repérer le passage du 15ième km aux Cervières,  joli petit village médiéval, fleuri et désertique.
Le lendemain, nous nous réveillons sous un temps gris et bruineux. Aux Salles, le départ est repoussé de  une demi heure. Nous sommes à peine une quarantaine à prendre le départ du 43 km avec 1300m D+. Le guadeloupéen Widy Graco est là. Il est l'organisateur de la Guadarun et le créateur de l'association "FOULER LA TERRE, jusqu'au bout du monde" avec pour objectif le financement de projets au Bénin. C'est une pointure, autant vous dire que le départ a été très rapide. Je me suis laissée emportée et me suis retrouvée très vite à 12km/h : beaucoup trop vite. Et je le paye vite avec des douleurs aux mollets. Je rallentis et me retrouve à mon allure de 8-9km/h. Devant moi je vois la vétérane 3 s'éloigner et l'écart s'agrandit. Mais je préfère garder mon rythme surtout que les premières montées s'annoncent. Elles se passent plutôt bien à 4km/h et les douleurs s'estompent au bout d'une heure. Avec Fanny,Nous passons devant un château style renaissance et en apercevons un autre au loin.


Après des petites montées et descentes dans  la forêt, j'arrive par une montée de 150m D+ enfin au petit village des Cervières pour le ravitaillement du 15ième km avec une superbe vue sur la vallée. 

Je commence à me sentir dans le rythme et ne traîne pas trop au ravitaillement : un Gerblé pomme-framboise-amande et un verre d'eau et hop ! c'est reparti. Je laisse Fanny qui attend son ami. Nous passons par des chemins stables, par moment beaucoup plus sauvages, à travers des arbres, dans les fougères et de la caillasse. Je me fait doubler par les participants du 23km qui sont partis 30 minutes après nous : ils m'encouragent. Puis j'arrive au 20ième et c'est la bifurcation entre le 23 et le 43. J'ai fait la moitié. Maintenant je sais qu'il va falloir tenir le rythme toute seule et ne rien lâcher.


Je commence la grosse montée qui nous amène au château médiéval "les cornes d'Urfe". Je ne vais plus qu'à 1km/h dans cette montée en plein soleil. Mais je prends mon mal en patience, profite du paysage et sais que la récompense est en haut. Je ne serait pas déçue.
Après le dernier ravitaillement du 30ième, c'est une descente agréable qui permet de décontracter un peu les jambes. Et c'est repartie pour une série de petites montées et descentes. Les jambes sont de plus en plus raides m'obligeant à alterner marche et course. Le soleil est de plus en plus présent. Il reste une grosse montée à franchir qui me paraîtra une éternité, je vois le temps défiler à toute allure! Je passe le lac de la plagnette, il me reste 3 km à parcourir. J'aperçois Alexandre qui est venu me chercher. Les jambes sont très raides et il m'est impossible d'accélérer.
Je passe la ligne d'arrivée seule, mais ils m'attendent tous à la salle des fêtes et je serais accueillie sous les applaudissements des coureurs.
Je  finis en 6h40 et suis 35ième au scrath sur 37. Alexandre est 6ième au scratch et 2nd V1 en 4h17.
c'est un très beau trail, à échelle humaine, très bien balisé. L'organisateur Guy est d'une extrême gentillesse et discute facilement avec les coureurs. Son but est d' organiser un trail comme il le connaissait il y a une dizaine d'année : " profiter de sa passion pour la course à pied pour découvrir des régions et des paysages". J'espère qu'il pourra continuer dans cette voie le plus longtemps possible. Et un grand merci à tous ces bénévoles sans qui rien ne serait possible.
Martine

jeudi 12 mai 2011

Trail des Forts Besançon (28km, 1200 m D+)

Nous sommes arrivés à Besançon le samedi après midi. Le temps est prometteur même un peu trop chaud. Après avoir retiré les dossards au gymnase et s'être installés à l'hôtel Ibis City, partenaire de la course, nous avons visité la ville et sa citadelle. C'est une belle ville, très agréable avec ses rues piétonnes et sa superbe citadelle de Vauban hébergeant un zoo (singes, perroquets, ibis, kangourou, etc...) et des musées que nous ne visiterons pas pour économiser de l'énergie. Puis nous sommes allés voir l'horloge astronomique de la cathédrale Saint Jean. Un peu fatigués, nous avons dîné à la brasserie de l'hôtel qui avait prévu un repas spécial trailer. Après une bonne nuit de sommeil, un lever matinal à 6h00, j'accompagne Alex au départ du 45km (2000 m D+) qui est lancé à 8h, sous les encouragements d'un public très chaleureux composé de familles ,d'amis et de trailers du 28 km. 2 trailers participant au relais se détachent rapidement. Alex est parti tranquillement pour une fois. Je me prépare pour le 28km qui démarre à 9h. Je pars et fais le tour de chauffe du stade doucement. Puis c'est la première montée vers le Fort de Rosemont , dans un bois où l'ail sauvage embaume. Arrivé en haut une belle vue sur Besançon nous surprend. Au bout de 6km nous descendons pour remonter vers le Fort de Chaudane. Une nouvelle descente toujours à travers bois, avec des escaliers en rondins de bois, nous amène à la ville de Besançon. Nous longeons les quais du Doubs, pour arriver au premier ravitaillement, avant d'attaquer la montée vers la Citadelle de Vauban, par de raides escaliers : là,premier coup de barre m'obligeant à m'arrêter pour baisser mon rythme cardiaque. La traversée de la Citadelle par le chemin de ronde du roi est impressionnante nous offrant une vue globale sur cette fortification . Nous la quittons pour nous diriger vers les Morres où nous attends le second ravitaillement du 18ième km. Cela fait déjà 3h de course et la fatigue s'installe avec encore des problèmes de gestion de glycémie. Je vide complètement mon camel bag contenant de l'hydrixir et le remplis simplement d'eau. Puis je repars en marchant et courant par intermittence pour la dernière montée vers le château médiéval où de jeunes enfants déguisés en chevalier nous encouragent. Il ne reste plus que quelques kilomètres et c'est l'arrivée à Montfaucon dans une ambiance de folie. Je bouclerais ce parcours en 4h31 et retrouverais Alex qui aura mis 5h00 pour le 45km. Un bon repas, une bonne douche, chaude pour une fois, et nous prenons la navette qui nous ramène au gymnase de Besançon.
C'est un très beau parcours (malgré un peu trop de routes à mon gout) avec des points de vue exceptionnels sur Besançon et la traversée de la Citadelle nous laisse un souvenir inoubliable. L'organisation est irréprochable avec des bénévoles très chaleureux. Merci à eux sans qui le trail ne pourrait se dérouler.

vendredi 8 avril 2011

Ecotrail de Paris 50km

Quelle déception!!!!
Je suis là sur la ligne du départ du 50km, confiante, soutenue par mon mari et ma fille de 9 ans. Après un départ agréable dans le parc du château de Versailles, sûrement trop rapide, nous entrons dans la forêt avec une succession de petites montées et descentes. Je sens que la forme n'est pas au rendez-vous, les jambes vont bien, le souffle aussi, mais l'énergie n'est pas là : fatigue générale. N'aurais je pas récupérée de la piste des oasis ? Le parcours ne me plait pas, trop roulant avec des passages dans des villages, un passage sur l'autoroute qu'on longe sur 500 m. La forêt est triste, pas de verdure. Malgré ma boisson énergétique et mes gels, je n'arrive pas à gérer la glycémie. Il me tarde d'arriver au 27ième kilomètre, pour avoir de l'eau pure et je l'espère de l'eau gazeuse. Au ravitaillement, je suis fatiguée et cela fait 5km que je marche, que je n'arrive pas à relancer la machine. Je décide donc de m'arrêter là, surtout que je trouve le parcours inintéressant.Où est l'esprit trail ? Je rejoins l'arrivée sur Paris par la navette mise en place avec beaucoup d'autres coureurs qui comme moi ont abandonné. Je retrouve un ami Christophe qui a terminé ce trail en 4h59 : félicitation pour cette performance.
Ce trail est décevant pour son parcours trop roulant et trop près de la civilisation. De plus un ravitaillement avant le 27ième kilomètre aurait été le bienvenu, vu la chaleur. Il y a des trails plus intéressants et plus agréables dans la région.