dimanche 24 juin 2012

trail du Haut Forez : 45km 1600mD+, juin2012

Le parcours est toujours aussi agréable mais cette année plus dure : l'organisateur s'est amusé à nous faire passer dans des endroits sans chemin, avec de belles côtes sauvages en sous bois. Au départ nous étions une trentaine de participant, avec seulement 4 femmes. Le temps gris avec 15°C nous soulage, vu les 30°C de la veille. La fatigue est là dès les premières côtes, mais je carbure pas mal, et j'arrive au 15ième kilomètre à Cervières en 2h. Au 20ième kilomètre je dépasse 2 coureurs, 2 frères dont l'un abandonnera. Je continue donc ma course avec l'un des frères qui m'attendra dans les côtes que je monte au ralenti. Nous arrivons enfin au château d'Urfé sous le soleil. Ils nous restent encore pas mal de montées et descentes, avant d'arrivée au lac où Alex m'attend avec un Buff trempé que je m'empresse de mettre sur la tête. La chaleur m'écrase depuis un moment et j'ai du mal à courir sur ces 3 derniers kilomètres. Enfin je franchis la ligne d'arrivée main dans la main avec mon coéquipier, au bout de 7h11 de course. J'aurais le plaisir de recevoir mon premier trophée de 3ième V1, un trophée en bois sculpté par un artisan local.
C'est toujours un plaisir de participer à cette course pour son beau parcours en sous bois, assez éprouvant et pour la convivialité de l'organisation.
Maintenant il faut que je me repose pour arriver fraîche au Pérou.

samedi 26 mai 2012

Marathon de l'Hortus 42km (mai 2012)

Grosse déception car la course a été annulée pour des raisons climatiques : arrivée vers 7h à Claret, village de départ, avec mon oncle, l'organisateur accueille les coureurs dans une salle pour nous annoncer la triste nouvelle. Comme il pleut en trombe, il décide de retarder le départ d'1h30, et de modifier le parcours, nous ne passerons pas sur les crêtes. Puis des orages s'annoncent et pour des raisons de sécurité il préfère annuler la course. Je retourne donc déçue chez mon oncle, en cherchant une course à faire pour la remplacer. Quelques coureurs de l'ultra se sont fait arrêtés à 10 km de l'arrivée pour les mêmes raisons climatiques : dur dur!

lundi 21 mai 2012

ULTRA DRAILLE DU PIC SAINT LOUP:
Pic Saint-Loup:l'objectif

Peyre Martine:782m

autour de st jean de buèges

Château de Brissac

120km pour ce pont de l'ascension.Le soleil n'est pas au rendez-vous.Cette année il n' a pas fait trop chaud, mais il y a toujours autant de cailloux sur le parcours. Même si on découvre de beaux châteaux (Brissac), les 50 derniers km sont fastidieux et monotones. Enfin pour finir il a plu depuis Saint Martin de Londres .Je termine en 21H16 avec 26' de plus que l' année dernière avec un sentiment de lassitude et de dégoût pour l' ultra.

jeudi 19 avril 2012

Trail de la Sainte Baume : boucle cugeoise

Ce 21km avec 1200mD+ est magnifique. Nous sommes partis du petit village de Cuge les pins à 9 h 00 du matin, 1 heure après le départ du Trail de la Sainte Baume (42km ), sous le soleil. Après 1 km de bitume, l'ascension commence jusqu'à la petit chapelle blanche.

Nous avons très vite chaud, il faut que je retire une couche de vêtement puis je repars sur un sentier agréable. Des bénévoles sont régulièrement sur le parcours et nous encouragent. La montée devient de plus en plus difficile, mais j'arrive à garder un rythme soutenu. Le premier ravitaillement arrive à 10km : un bénévole m'aide à remplir mon Camel bag pendant que je mange quelques Tuc pour avoir du salé. Je retire encore une couche de vêtement : il faut dire qu'au départ il ne faisait que 4°C. Puis je repars pour une ascension de plus en plus raide, pour arriver après un peu d'escalade sur des rochers très rêches en haut de la sainte baume.
 Les  premiers du 42 km nous doublent. Je peux enfin dérouler les jambes sur cette crête où d'un coté nous apercevons Marseille et la Méditerranée et de l'autre coté la montagne Sainte Victoire avec au loin les Alpes.  Un bénévole est là pour nous signaler : " attention dans 100m, c'est la bifurcation entre le 21 et le 42, faîtes le bon choix". Je suis contente, je vais pouvoir continuer à courir dans la descente. Et non la descente est très raide et très technique, je n'arrête pas de me tordre la cheville droite : c'est caillasse sur caillasse.
 Arrivée au second ravitaillement, un bénévole me conseille d'en garder sous le pied, car il y a un petit coup de cul "permettez moi l'expression" très traître, à 2 km de l'arrivée. J'entame une belle descente sur un sentier plus avantageux et j'entends derrière moi un coureur dire : Oh ! les "sadiques". Je relève la tête et aperçois une montée impensable: c'est le fameux coup de cul, que je monterais pratiquement à 4 pattes et à l'allure escargot. Aller un dernier effort et c'est la descente vers le village et le passage à l'arrivée. je suis interviewée par le speaker puis je vais me mettre à l'ombre car il fait chaud, très satisfaite de mon temps pour le premier trail de la saison : 4h10.

vendredi 11 novembre 2011

Grand raid des Pyrénées (Août 2011) : 160km, 10 000m D+

Au briefing nous apprenons que pour des raisons météorologiques le départ sera retardé de 2 heures, et que la pluie sera de nouveau au rendez-vous. Guillaume et Julia prennent les choses du bon côté : "nous allons pouvoir dormir deux heures de plus !".
Il est vrai que ces 2 heures supplémentaires m'ont permis de partir reposé et moins stressé. De toute façon le but, cette fois, est de finir, sans se stresser par des temps de passage, comme au TOE où je ne voulais surtout pas finir dans la deuxième nuit mais de jour ; ce qui m'a valu un abandon au 133ième km à la Chapelle en Valgaudemar.
Comme prévu, la pluie nous a rattrapés au bout de 2h30-3h de course. Julien me passe dans la descente après le col de Bastan (2507m). j'ai commencé à mettre les gants avec les manchons. Au ravitaillement d'Artigues, j'ai décidé d'enfiler le coupe-vent, qui fut une très bonne idée, la pluie redoublant d'effort à la sortie de ce ravitaillement. Au col de Sencours (2378m), l'apparition du soleil nous fait augurer une accalmie. Mais dans la courte descente du col un banc de brouillard vient cacher le lac d'Oncet. Comme prévu par l'organisation au départ, nous ne monterons pas au Pic du midi de Bigorre à cause de la météo(6 à 7km en moins).

Lac d' Oncet
La montée au col de la Bonida se fera sous un vent violent accompagné de grêle. Nous aurons une accalmie et une vrai cette fois en faisant le tour du lac bleu.
Lac Bleu
Vers la fin de la montée au col de Bareilles (2238m) au 47ième km, mon ami Laurent me rejoint, m'accompagnera et m'encouragera pour arriver au bout de cette aventure.
Arrivé à Hautacam, le soleil semble prêt à nous éclairer jusqu'à la tombée de la nuit. J'ôte mon coupe-vent qui est trempé et repart avec Laurent jusqu'à la première base de vie située à Villelongue (504m) au 65ième km. Nous mangeons des pâtes (peu judicieux), changeons de tee-shirt et malgré le bruit je décide de fermer les yeux pendant 15 minutes pour anticiper la nuit. La longue montée au Turon de Bene (1549m) se fera en marchant. Il fait maintenant nuit et le froid tombe, il faut enfiler la polaire. Mais malheureusement avec toute cette pluie du début de parcours elle est trempée(j'ai surtout oublié de la mettre dans un sac plastique). J'enfile donc à défaut le coupe-vent sec pris à la base de vie. Nous repartons à la frontale et dans le brouillard jusqu'au col de Contente (2131m). Dans la descente Laurent ayant trop froid part devant. Je double un petit groupe auquel je donne le rythme, avant de me mettre à marcher dans cette descente interminable en direction de  Cauterets (925m) où Laurent m'attend. Nous repartons à 4 vers le col de Riou (1945m), dont la montée fut difficile pour Laurent et moi, le sommeil nous gagnant. Une micro sieste au ravitaillement de Luz Ardiden, nous permet de repartir un peu plus frais vers la seconde base de vie, et de mieux nous concentrer sur cette descente herbeuse et glissante. Nous repartirons de Esquieze Sère au petit matin après une seconde micro sieste, à bonne allure jusqu'au parking de Tournaboup. La montée de 8km sous le soleil au col de Bareges se fera à un rythme soutenu. Mais la descente vers le lac de l'Oule sera plus délicate et longue. Peu avant le ravitaillement de Merlans, nous avons eu le plaisir de nous faire doubler par Dawa, vainqueur du 80km.
Lac de l'Oule
A ce stade, il nous reste une petite montée et une longue descente où il serait bon de courir pour finir en moins de 33 heures. Laurent m'attend et m' encourage à courir sur les descentes de ski et sur le dernier kilomètre de route avec vent de face, pour finir ensemble heureux en 32h42.

dimanche 6 novembre 2011

Ultra Draille du Pic St Loup (21 mai 2011)

Pic Saint Loup


Dolmen de la Draille

L'esprit de cette course dans les Cévennes est de faire découvrir la région tout en respectant l'environnement. De ce point de vu, les paysages sont magnifiques, mais les pierres de calcaire de toute forme, pierres saillantes, pierres roulantes, dales et la chaleur ont fait de cet Ultra, l'un des plus durs et éprouvants auxquels j'ai participé.
J'ai apprécié le passage à St Guilhem le désert, dans le sens inverse du parcours de la course "la Sauta Roc".
Ensuite il a fallu gérer la fatigue et les problèmes liés à la chaleur et au manque d'eau gazeuse. Nous avons traversé de très beaux villages dont Pégairolles de Buèges. Les montées au "Peyre Martine" et au "Roc Blanc" effectuées sous la chaleur furent très éprouvantes. Je remercie Myriam pour ses encouragements à St Etienne d'Issensac au 80ième km. Après le ravitaillement du 99ième km, je retrouve un regain de forme. Mais à partir du dernier ravitaillement se trouvant à Cazevielle, la dernière montée vers le Pic St Loup et sa descente m'ont paru longues (8km au lieu de 6)

J'étais très heureux d'en finir au petit matin, un peu avant 2h, en 7ième position, avec un petit comité d'accueil.
Alex

dimanche 16 octobre 2011

Trail Oukaïmeden (UTAT) :une extraordinaire et fabuleuse découverte de l'Atlas Marocain

 A l'aéroport de Roissy Charles de Gaules, Alex et moi tombons nez à nez avec Sylvain Bazin qui, la veille a raté son avion. Nous faisons la connaissance d'Alexandra, de Lucas (1er au TOE) et de Lucile la podologue.
Arrivés à l'aéroport de Marrakech, après 3h30 d'avion, l'organisation nous accueille. Après quelques heures d'attente, nous prenons enfin la navette qui nous amène à la station de ski Oukaïmeden. Comme il fait déjà nuit, nous ne voyons rien du paysage. Après un repas au CAF où nous avons rencontré d'autres connaissances Christophe Le Saux et Charlie, nous regagnons nos tentes individuelles dans la nuit et le froid.
Le lendemain, je me réveille à 6h (décalage de -2h avec la France), et je découvre enfin le paysage au lever du soleil. Une photo s'impose.


Après le petit déjeuner au CAF et une bonne douche bien chaude, nous décidons de faire une petite randonnée avec Christophe, Fanny, Lucas, que nous laisserons rapidement, le niveau étant trop élevé pour moi : je préfère garder de l'énergie pour le lendemain.

L'après midi nous passons au contrôle très minutieux des sacs, et récupérons notre dossard : nous aurons Alex et moi le même numéro 56, respectivement l'un pour le 105km, l'autre pour le 42km.
Puis c'est le repos, et une petite ballade de reconnaissance du départ, au coucher du soleil.














Il est 4h du matin, les zip des tentes résonnent, il est temps pour tous de se lever et de se préparer pour le départ, qui est très frileux.
Après un départ de la station à 2620 d'altitude sur un faux plat montant, rapide pour les premiers et plutôt tranquille et un peu essoufflée pour moi, c'est la première montée en lacet. Les jambes sont trop gelées et je n'arrive pas à accélérer. Cette sensation de jambes dures et lourdes m'inquiète et m'angoisse: dois je continuer ou abandonner ?

De l'autre côté de la montagne, le soleil s'est levé et me réchauffe. Petit à petit, je retrouve l'énergie des jambes et commence à courir sur un faux plat montant longeant une crête avec vu sur la vallée menant à Marrakech, et qui m'amène au premier point de contrôle au col de Tizi Agouns à 3066.



J'aperçois  la descente en lacet et le fond de la vallée verdoyante.
Je passe une série de petits villages où les marocains me saluent et m'encouragent : allez la gazelle !
La descente est dure et épuisante car il faut rester concentrée pour ne pas se tordre une cheville dans cette caillasse blanche (je subirais 2 chutes).Le passage dans ces petites villages nous permet de découvrir la vie des habitants: certains récoltent les noix, des femmes et des enfants portent de gros sacs de noix, d'autres utilisent des ânes.













Ce fond de vallée d'un vert écossais, lié à la présence d'une rivière et de cultures en étage contraste fortement avec les hauteurs très minérales.

Labassene
J'arrive au premier ravitaillement à Timichi au bout de 20km à 1930m d'altitude. Je suis très bien accueillie par l'organisation, je remplis le camel bag d'eau et mange quelques figues et dates.




Puis je repars tranquillement, sachant que la montée de 10km vers le col du Tizi n'Tacheddit (3200m) sera longue et dure. La montée débute par une série de lacets raides, puis on passe un épaulement. La chaleur se fait sentir. Sur le long chemin en pierre je rencontre un couple de villageois avec leur enfant de 4-5ans. Puis j'arrive au village de Labassène.

 Là, je dis bonjour à une villageoise occupée à laver son linge, et lui demande si je peux mouiller ma casquette. Ce qu'elle m'accordera avec un grand sourire. Puis je continue tranquillement mon ascension. Je rattrape Mimoun qui s'inquiète de son manque d'eau : il a laissé une bouteille d'eau à un enfant du village: quelle idée !


A 150 m du col, je suis rejointe par Michèle et Brigitte, que j'avais préalablement dépassées dans la première descente. Elles ne comprennent pas comment je peux faire sans bâtons. Au col de Tizi n'Tacheddirt (3200m d'altitude) nous retrouvons Laurent et Philippe qui ont des difficultés avec l'altitude. Je laisse tout ce beau petit monde avec le médecin et entame la seconde descente qui m'amène au village de Tacheddirt où une petite fille courra quelques mètres avec moi . Là, au second ravitaillement,  je me contente de sucer des cacahuètes juste pour le sel et pour éviter des problèmes de digestion, bois un peu de coca-cola, remplis de nouveau le camel bag. Après 10 minutes de pose, je repars doucement, sachant que cette dernière montée très raide d'après l'organisation peut être traître. En effet après un faux plat montant, les lacets se resserrent fortement, les pierres et rochers sont de plus en plus présents. Il me faut utiliser les mains et faire régulièrement des poses. Je suis rattrapée par les 4 coureurs Laurent, Philippe, Michèle et Brigitte, qui m'encouragent et que je ne retrouverais qu'à l'arrivée.

 Enfin je passe le col de Tizi n'Addi et entame la dernière descente vers le fond de la vallée qui m'anène à l'arrivée à Oukaimeden. Au total 11h35 de course.






Ce fut un très beau trail, éprouvant  par son altitude élevée (de 2600à 3200) et par sa technicité, riche en émotion, avec une découverte de paysages très contrastés et d'un peuple très chaleureux.
L'organisation est très bien faite, le seul bémol est le manque de communication entre les PC, le téléphone ne passant pas toujours, il faudrait des talkie walkie, pour plus de sécurité.
Je tiens à remercier les bénévoles, les podologues et Michèle la tenancière du CAF, qui nous a très bien accueillis et qui était très à notre écoute.
Martine